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Conséquences du réchauffement climatique sur l’eau potable

Le réchauffement climatique est LE sujet d’actualité en ce moment où la France et d’autres pays du monde subissent des chaleurs inhabituelles et des événements climatiques de plus en plus perturbants. On peut se poser la question du lien entre le réchauffement de notre climat et le cycle de l’eau, ainsi que la consommation et les réserves d’eau potable dans le monde.

Nous verrons que le changement du climat a des conséquences directes et indirectes sur l’eau et sur l’homme.

Schéma du cycle de l’eau. Avec le réchauffement climatique, les échanges d’eau entre l’hydrosphère et l’atmosphère devraient s’intensifier. © Toony, Wikimédia CC by 3.0 

Le réchauffement climatique ? Plus d’eau et… moins d’eau !

Du fait de l’effet de serre, il fait plus chaud sous nos contrées (dans notre région, le Nord, c’est indéniable !). Mais savez-vous que malgré l’augmentation des températures mesurées, on note également une augmentation des précipitations - sur les zones déjà humides tout du moins - tandis que les précipitations diminuent dans les zones auparavant sèches. Des mesures qui inquiètent puisqu’elles laissent imaginer l’accroissement des phénomènes climatiques de plus en plus extrêmes : inondations ou sécheresse suivant les régions du globe : le cycle hydrologique est perturbé et risque de se détériorer plus encore.

Les scientifiques et spécialistes du climat s’accordent pour noter que l’inertie du système climatique de la terre (principalement du fait des océans) ne permet que des mesures à très long terme et qu’il est difficile, voire impossible de faire des pronostics précis.

Des zones sèches de plus en plus sèches

La première conséquence du changement climatique sur le cycle de l’eau intervient sur les régions désertiques. Qui certes manquaient déjà d’eau auparavant, mais qui en manquent plus encore, ce qui impacte les zones limitrophes et se répercute sur la faune et la flore, et bien évidemment sur l’homme. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUE) annonce une diminution des précipitations de 5 % à 15 % pour les principales zones désertiques du globe.

Moins de précipitations, c’est donc moins d’eau dans les réserves profondes. Et pour bon nombre de pays, le recours à la consommation de l’eau de surface insalubre, ce qui entraîne la propagation de maladies. Maladies qui apparaissent également dans les zones où il pleut de plus en plus, puisque les inondations transmettent également les microbes et bactéries… On note la recrudescence et surtout l’étendue géographique de maladies qu’on croyait presque éradiquées par les vaccins, ou tout du moins nettement résorbées, telles que le paludisme ou la dengue. Bref, qu’il pleuve ou pas, le climat est déréglé et impacte directement l’eau.

Plus de précipitations sur les zones humides

Le nombre de précipitations et leur densité augmentent sur l’hémisphère nord, entraînant inondations, tempêtes, glissements de terrain, érosion et ruissellement des eaux : des phénomènes dangereux pour les hommes, mais qui influent aussi sur l’eau de surface et les eaux profondes qui sont polluées par ces événements extérieurs. 

De plus la fonte des glaces et la montée du niveau des mers concourent à ce que les eaux douces soient contaminées par l’eau de mer, et deviennent de fait salées. Les glaciers qui fondaient l’été fondent désormais toute l’année, et il est nécessaire de stocker plus d’eau pour les périodes sèches.

Autre phénomène connexe, les mers, lacs et cours d’eau sont de plus en plus chauds, ce qui perturbe l’écosystème et entraîne des problèmes sur la faune et la flore, voire la disparition des deux dans certains endroits. Une eau plus chaude, c’est aussi une eau dont la qualité diminue, puisqu’elle devient un terrain de jeu propice aux bactéries et microbes et une eau qui s’évapore plus, c’est-à-dire… moins d’eau !

Des ressources en eau qui s’épuisent

Le niveau des nappes phréatiques, nos ressources en eau profonde, baisse drastiquement, car ces réserves sont trop sollicitées dans les pays développés. Et souvent contaminées dans de nombreux pays peu regardants sur la pollution de l’environnement, et donc devenues impropres à la consommation ou à l’irrigation.

Dans de nombreuses régions du monde, le « pic de l’eau » a été dépassé, c’est-à-dire qu’on sur-exploite les réserves en eau de la région. Ce qui engendre un stress hydrique en constante augmentation dans de nombreuses parties du globe, principalement les pays en voie de développement, mais aussi la chine, le Mexique, le sud de la Méditerranée ou l’Ouest américain.

 

Source : https://www.lemonde.fr/ressources-naturelles/article/2015/03/20/la-crise-de-l-eau-illustree-en-5-graphiques_4597592_1652731.html

 

  • La plus grande sphère : 1 400 km de diamètre - concentre toute l’eau terrestre (salée et douce)
  • La petite sphère : 272,8 km de diamètre - représente le volume total d’eau douce
  • La plus petite sphère : 56,2 km de diamètre - concentre toute l’eau douce terrestre disponible pour la consommation (lac, rivière, une partie des nappes phréatiques)

© Howard Perlman, USGS, Jack Cook, Woods Hole Oceanographic Institution, Adam Nieman 

Il n’est donc pas nécessaire d’être un scientifique chevronné pour comprendre que l’eau est un enjeu majeur des prochaines années et décennies et que le changement climatique est un problème qui est plus qu’urgent de combattre à grande échelle.

L’eau est en effet indispensable et la perturbation de son cycle qu’entraînent les modifications climatiques impacte le monde entier sur tous les points de vue : santé, économie, politique, industrie…

À notre niveau, commençons par être attentifs et par économiser l’eau. Une goutte dans un océan, mais des gestes indispensables pour préserver l’eau de notre planète.

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