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La solution la plus efficace pour la filtration des PFAS

PFAS dans l’eau : quelles solutions de filtration sont efficaces ?

Les PFAS, parfois surnommés « polluants éternels », regroupent une vaste famille de substances chimiques très persistantes. Lorsqu’ils sont présents dans l’eau, toutes les technologies de filtration ne présentent pas les mêmes capacités de réduction. L’osmose inverse fait partie des solutions utilisées pour réduire la concentration de certains PFAS, mais son efficacité dépend du système, de la membrane et des conditions d’utilisation.

Mis à jour le 11 septembre 2026 par l’équipe Josmose.

Comment réduire les PFAS dans l’eau ? La réponse rapide

Pour réduire les PFAS dans l’eau du robinet, les technologies les plus pertinentes sont celles dont les performances ont été documentées pour les substances concernées. L’osmose inverse peut réduire la concentration de certains PFAS grâce à sa membrane, tandis que certains systèmes à charbon actif peuvent également retenir une partie de ces substances. Le niveau réel de réduction varie toutefois selon le type de PFAS, le filtre, sa capacité, le débit, la qualité de l’eau et la fréquence d’entretien.

Que sont les PFAS ?

Les PFAS, ou substances per- et polyfluoroalkylées, constituent une famille de substances chimiques utilisées dans de nombreuses applications industrielles et produits de consommation.

Elles sont particulièrement étudiées en raison de leur forte persistance dans l’environnement. Certaines peuvent être retrouvées dans les sols, les eaux souterraines ou les eaux destinées à la consommation.

Pour des informations générales sur ces substances, consultez également : la page de l’ANSES consacrée aux PFAS .

Peut-on filtrer les PFAS présents dans l’eau ?

Oui, certaines technologies de traitement de l’eau peuvent réduire la concentration de certains PFAS. Mais il est important de ne pas considérer les PFAS comme une substance unique.

Cette famille comprend de nombreux composés aux caractéristiques différentes. Une technologie peut donc être très performante pour certaines molécules et moins performante pour d’autres.

Le niveau de réduction dépend notamment :

  • du type de PFAS présent ;
  • de sa concentration initiale ;
  • de la technologie utilisée ;
  • de la qualité du média filtrant ou de la membrane ;
  • du débit de l’eau ;
  • de la durée d’utilisation du filtre ;
  • de l’entretien du système.

Pour cette raison, il est préférable de s’appuyer sur les performances documentées du système concerné plutôt que sur une promesse générale applicable à tous les appareils.

Comment l’osmose inverse agit-elle sur les PFAS ?

L’osmose inverse est une technologie de traitement de l’eau qui utilise une membrane semi-perméable. L’eau est mise sous pression afin qu’une partie traverse cette membrane, tandis qu’une autre partie sert à évacuer une partie des substances retenues.

Ce procédé peut réduire la concentration de nombreuses substances dissoutes, dont certains PFAS.

La performance réelle dépend cependant :

  • de la membrane installée ;
  • de la pression de fonctionnement ;
  • de la composition de l’eau ;
  • du type de PFAS ;
  • du prétraitement ;
  • de l’entretien du système.

Un osmoseur ne doit donc pas être présenté comme garantissant exactement le même taux de réduction dans toutes les installations.

Pour comprendre plus précisément cette technologie : consultez notre guide sur l’osmose inverse .

Les différentes étapes d’un osmoseur

Un osmoseur domestique est généralement constitué de plusieurs étapes complémentaires.

1. Préfiltration des sédiments

Un premier filtre peut retenir certaines particules comme le sable, les dépôts ou la rouille.

Cette étape sert principalement à protéger les composants situés en aval du système.

Voir : nos solutions de préfiltration .

2. Filtration au charbon actif

Un filtre à charbon actif est souvent utilisé avant la membrane. Il peut notamment réduire certaines substances organiques et le chlore selon le média utilisé.

Cette étape peut également contribuer à protéger la membrane d’osmose inverse.

3. Membrane d’osmose inverse

La membrane constitue l’élément central de l’osmoseur. Une partie de l’eau traverse cette membrane, tandis que l’autre flux entraîne une partie des substances retenues vers l’évacuation.

C’est notamment à cette étape que la concentration de nombreux composés dissous peut être fortement réduite.

Voir : les membranes pour osmoseurs .

4. Post-filtration

Certains systèmes utilisent ensuite un postfiltre, par exemple au charbon actif, afin d’améliorer certaines caractéristiques de l’eau avant sa distribution.

5. Réservoir ou flux direct

Selon le modèle, l’eau osmosée peut ensuite être stockée dans un réservoir ou produite directement à la demande.

Ces deux configurations ne déterminent pas à elles seules l’efficacité contre les PFAS : ce sont surtout la membrane, le système complet et ses conditions de fonctionnement qui doivent être considérés.

Pour comparer ces deux technologies : osmoseur à flux direct ou avec réservoir ?

PFAS : osmose inverse ou charbon actif ?

L’osmose inverse et le charbon actif sont deux technologies pouvant intervenir dans la réduction de certains PFAS, mais leur fonctionnement est très différent.

Critère Osmose inverse Charbon actif
Principe Séparation par membrane sous pression Adsorption sur un média carboné
Réduction possible de certains PFAS Oui Oui, selon le média et les conditions
Réduction des sels dissous Importante Faible
Eau de rejet Oui Généralement non
Entretien Préfiltres + membrane + éventuels postfiltres Remplacement du média ou de la cartouche
Point de vigilance Pression, rejet d’eau et état de la membrane Saturation progressive du média filtrant

Ce tableau présente les différences de principe entre les technologies. Il ne constitue pas une garantie de performance pour un contaminant précis. Les performances du produit utilisé doivent être vérifiées séparément.

Attention aux pourcentages d’élimination affichés

Un taux comme « 95 % », « 99 % » ou « élimination totale » ne devrait pas être appliqué automatiquement à tous les PFAS et à tous les osmoseurs. Pour qu’un chiffre soit pertinent, il faut connaître le composé testé, sa concentration initiale, le protocole d’essai, la membrane utilisée et les conditions de fonctionnement.

Quelles sont les limites à connaître ?

Même lorsqu’une technologie peut réduire certains PFAS, plusieurs limites doivent être prises en compte.

  • Les PFAS sont nombreux : tous ne se comportent pas de la même manière.
  • Les performances diminuent si le système est mal entretenu : un filtre saturé ou une membrane dégradée peut présenter de moins bonnes performances.
  • L’osmose inverse produit de l’eau de rejet : le volume dépend fortement de l’appareil, de la pression et des conditions d’utilisation.
  • La qualité de l’eau d’entrée compte : la composition de l’eau peut influencer le fonctionnement global du système.
  • Aucun système domestique ne doit être considéré comme universel : il faut choisir la technologie en fonction du problème réellement identifié.

Comment choisir un système pour réduire les PFAS ?

Avant d’acheter un système uniquement sur la base de la mention « anti-PFAS », plusieurs critères doivent être vérifiés.

Critère Question à poser
Performances documentées Existe-t-il des données pour les substances que je souhaite réduire ?
Débit Le système produit-il suffisamment d’eau pour mon foyer ?
Entretien À quelle fréquence faut-il changer les filtres ?
Consommables Les filtres et membranes resteront-ils facilement disponibles ?
Rejet d’eau Quel est le rendement réel de l’osmoseur ?
Coût total Quel sera le coût des consommables sur plusieurs années ?

Pour comparer les critères d’achat : consultez notre guide pour choisir un osmoseur domestique .

Pourquoi l’entretien est-il essentiel ?

Une technologie de filtration n’est réellement efficace que si elle est entretenue correctement.

Dans un osmoseur, il faut notamment surveiller :

  • l’état des préfiltres ;
  • la durée d’utilisation du charbon actif ;
  • les performances de la membrane ;
  • le débit de production ;
  • la qualité générale de l’eau produite ;
  • les recommandations du fabricant.

La fréquence de remplacement ne doit pas être fixée uniquement à partir d’une durée générique : elle dépend du modèle, de l’eau d’entrée et du volume réellement traité.

Consultez notre guide : comment entretenir un osmoseur .

Vous envisagez un osmoseur ?

Comparez d’abord le débit, le rejet d’eau, le type de membrane, l’entretien et les caractéristiques correspondant à votre installation.

Comment choisir son osmoseur Voir les osmoseurs

Questions fréquentes sur les PFAS et la filtration de l’eau

Un osmoseur peut-il réduire les PFAS ?

Oui, l’osmose inverse peut réduire la concentration de certains PFAS. La performance réelle dépend toutefois du composé concerné, de la membrane, du système et de ses conditions d’utilisation.

Un osmoseur élimine-t-il 100 % des PFAS ?

Il est préférable de ne pas présenter un osmoseur comme éliminant systématiquement 100 % des PFAS. Cette famille comprend de nombreux composés et les performances doivent être vérifiées pour le système et les substances concernés.

Le charbon actif filtre-t-il les PFAS ?

Certains systèmes à charbon actif peuvent réduire une partie des PFAS présents dans l’eau. Leur efficacité dépend notamment du type de charbon, du composé concerné, du débit et de la saturation du filtre.

Osmose inverse ou charbon actif : que choisir ?

Cela dépend de l’objectif recherché. L’osmose inverse réduit également fortement de nombreux sels dissous, alors que le charbon actif fonctionne principalement par adsorption. Un système peut aussi associer les deux technologies.

Pourquoi un osmoseur utilise-t-il souvent un filtre à charbon ?

Le charbon actif peut intervenir comme prétraitement avant la membrane. Il complète le système et peut contribuer à protéger la membrane contre certaines substances.

À quelle fréquence faut-il changer les filtres ?

La fréquence dépend du filtre, de la qualité de l’eau d’entrée, du volume traité et des recommandations du fabricant. Il faut éviter d’appliquer une durée identique à tous les appareils.

Comment savoir si mon eau contient des PFAS ?

La présence de PFAS ne peut pas être déterminée par le goût, l’odeur ou l’apparence de l’eau. Elle nécessite des données analytiques adaptées. Les informations des autorités compétentes et les analyses de laboratoire constituent les sources à privilégier.

Sources et références

Les informations concernant les PFAS doivent être appuyées par des sources institutionnelles ou scientifiques, notamment lorsqu’elles concernent leurs effets ou les performances d’une technologie de traitement.

Pour toute valeur de réduction chiffrée ajoutée ultérieurement à cet article, il est recommandé de citer directement l’étude, la certification ou l’essai correspondant.

À propos de ce guide

Ce contenu est rédigé par l’équipe Josmose à partir de notre expérience dans les solutions de traitement de l’eau et des sources citées.

Josmose commercialise des osmoseurs, des membranes, des filtres et des consommables accessibles depuis cette page.

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